Couture

Le (VRAI) retour de la robe salopette

Bonjour vous ! Deux longs mois sans vous écrire. Ce n’était pas tant la peur de la page blanche, ni même le manque d’envie d’écrire et de partager mais ma calme existence a été traversée par quelques turbulences récemment. A présent, j’ai besoin de me recentrer sur des choses positives et le blog en fait partie !

Cela peut paraître désuet et ne semble pas être mais cette parenthèse m’apporte beaucoup, d’autant plus que je ne cherche pas nécessairement la reconnaissance ou alors à devenir une énième « influenceuse ». Ce support me permet d’aborder et de partager avec vous, des sujets qui me tiennent à cœur. D’ailleurs, j’ai pris le temps de recentrer mon contenu pour être en mesure de partager avec vous, des supports qui me correspondent tant sur le blog que sur mes comptes Instagram pour lesquels, j’ai entrepris la même démarche.

D’ailleurs cela tombe bien ! Aujourd’hui, je vous retrouve pour partager l’une de mes dernières cousettes : la robe salopette. Le titre de l’article est un clin d’œil à un article précédent qui s’intitulait ni plus ni moins, « le retour de la jupe salopette« . J’ai décidé de réitérer l’expérience et de la réaliser dans une autre matière : le velours côtelé.


Le come-back !

Deux saisons déjà qu’elle caracole en tête des collections de prêt-à-porter. Dès à présent, oubliez la référence à la tenue de mamie, la robe salopette est de retour et elle n’est pas là pour faire de la figuration.

Et pour preuve, elle a fait son come-back fracassant sur les podiums et dans nos garde-robes ! 


Le vêtement signature de mes jeunes années

Oui ça ne vous aura pas échappé, j’ai quitté le monde remplit de promesses de la vingtaine pour mettre les voiles vers la trentaine. Par la force des choses, on finit par s’y faire !

Revenons à nos moutons, ce modèle était tombé dans l’oubli. Que les trentenaires de passage ici, qui n’ont jamais porté cette pièce dans leurs jeunes années, me lancent la première pierre !  Les moins jeunes d’entre nous se souviennent de la robe salopette qui pullulait dans les cours de récréation ! Pour ma part, l’une de mes préférées était en denim et était toujours accompagnée de collants en laine. Que voulez-vous, c’était une autre époque ;). 

Et c’est bien là que le bât blesse : cette pièce renvoyait à l’enfance ou au dur labeur dans les champs ou dans l’industrie. Elle était tout sauf destinée à occuper les premières places des tendances. Mais la mode n’est-elle pas pleine de surprises ?


Un peu d’histoire 

Vous ne le saviez peut-être pas, mais la salopette est une création française. Elle a été créée en 1844 par Louis Lafont qui, ayant ouvert un magasin d’articles textile à Lyon. Il eut la bonne idée de fabriquer une pièce comportant une « poche mètre » à la ceinture pour que son beau-père, charpentier de profession, puisse y mettre son mètre pliant. Cette idée ingénieuse sera ensuite déclinée en son pendant féminin pour créer la robe salopette. 


« C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe »

La technique à l’épreuve

Vous aussi, vous êtes d’accord avec ce dicton ? Comme le suggère l’adage, rien ne vaut l’expérience et les méthodes déjà vérifiées et rodées. A présent, la robe salopette est plus que jamais tendance et s’invite même sur les podiums, un seul mot d’ordre : oser. Mixer les matières, un patronage plus audacieux, tantôt sage, tantôt sexy, un style habillé ou casual, chacune peut s’approprier cette pièce. 

La base est simple mais la beauté de la mode, n’est-elle pas également d’offrir la possibilité de se réinventer. A titre personnel, je suis toujours autant subjuguée par cette créativité dont font preuve les designers, mais également les bureaux de style, pour renouveler et mettre au goût du jour les pièces de notre dressing.


Un modèle signature source de nombreuses inspirations

J’ai traîné un peu sur le net pour vous trouver une petite sélection de pièces disponibles dans les magasins de prêt-à-porter, pour illustrer la diversité de pièces qui se présentent à nous. 


Une réédition de la robe salopette

Si vous avez eu l’occasion de parcourir mon blog, cette nouvelle cousette ne sera pas sans vous rappeler une pièce réalisée au tout début de mon apprentissage de la couture. D’ailleurs, l’article s’intitule “le retour de la robe salopette”. A l’époque, je l’ai réalisé en tweed, l’éternel insatisfaite que je suis était presque satisfaite du résultat. il y avait un peu de travail de reprise à effectuer pour obtenir de belles finitions. Depuis, ce point a été résolu mais à force de voir éclore sur les comptes instagram des marques des robes salopette, je me suis dit qu’il était temps de passer à l’action et d’en confectionner une nouvelle.


Une valeur sûre

Comme je l’ai évoqué dans l’introduction. Je ne suis pas allée bien loin pour réaliser cette nouvelle version : j’ai de nouveau utilisé le patron du modèle Dagny du collectif Fibre mood. Bien qu’ayant déjà réalisé le patron, cette fois, le montage n’a pas été plus rapide mais j’ai gagné en technique et en précision.  Cette fois, j’ai utilisé un coupon de de velours marron côtelé à larges bordures acheté chez les coupons Saint-Pierre. La matière est assez souple et en termes de tenue le résultat n’est pas figé, je veux dire par là que nous sommes bien loin de l’effet rigide. Je me suis procurée les fournitures de mercerie au marché de Wazemmes, n’hésitez pas à y faire un tour c’est une vraie mine d’or pour les couturières.


A présent, je vous laisse découvrir ma dernière création, j’espère qu’elle vous plaira, j’ai d’autres cousettes à vous faire découvrir !

A bientôt,

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